Mobilité Locale Transfrontalière - SPAM

SPAM

Statut

en cours

Objet du projet

SPAtial cognition of borders through daily Mobility. Case study in the Greater Region and the urban area of Grenoble

Le projet SPAM propose de montrer en quoi les pratiques de mobilités domicile-travail des frontaliers et des non frontaliers influencent leurs autres pratiques de mobilité (consommation, loisirs) dans le cadre d’une approche temporelle différenciée selon les jours de semaine ou du week-end. Ce projet de recherche vise également à repérer les « effets barrières » sur ce bassin transfrontalier étudiés en fonction des mobilités et activités quotidiennes. Il vise à comprendre la cause, la forme et l’expression de ces barrières plus ou moins perméables (Hauer, 1973) qui ralentissent ou s’opposent aux déplacements, en repartant de l’hypothèse que les barrières physiques ou psychologiques sont la résultante de la relecture de l’espace par un double processus de déplacement et de cognition (Gwiazdzinski L.,1991) qui dépend en grande partie des caractéristiques de l’individu, du mode de transport utilisé et de l’espace concerné. Dans cet esprit et afin de mieux appréhender les caractéristiques qui influencent la représentation de ces barrières potentielles, le projet de recherche étudie le comportement de groupes de personnes composés de travailleurs frontaliers (« actifs périurbains frontaliers », Gerber, Klein, Carpentier, 2010) et d’actifs non frontaliers sur le secteur de la Grande région. A des fins de comparaison, le même dispositif est mis en place sur un territoire qui ne comporte pas de frontières nationales (la Région urbaine grenobloise en France) avec des groupes comparables de personnes composés d’actifs périurbains travaillant dans l’agglomération polarisée et d’actifs travaillant ailleurs. L’analyse des déplacements quotidiens des frontaliers et non frontaliers entre leur domicile et leur lieu de travail mobilise nécessairement les connaissances sur l’apprentissage de l’espace, le comportement et la cognition qui « se rapporte aux moyens variés de connaissances qui interviennent entre les impressions des sources extérieures dans le passé, le présent et la gamme complète des réponses du comportement humain » (Cauvin, 1984).

L’hypothèse générale de recherche : est donc que « Les pratiques de mobilités quotidiennes sont un révélateur de barrières - ralentissant la circulation des individus et coïncidant ou non avec les frontières administratives- et que les représentations de ces barrières ont une influence sur les autres pratiques de mobilité ».

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Schéma méthodologique du projet SPAM

Période du projet

2011-2013

Mots-clés

Transfrontalier, périurbain, mobilité, frontalier, cognition, barrières

Cadre institutionnel et partenaires

Projet FNR AFR

Porteurs du projet :

  • Laboratoire PACTE (UMR CNRS/IEP/UPMF/UJF 5194)
  • CEPS/INSTEAD

Comité de thèse

  • Marie-Christine Fourny (Directrice de thèse, PACTE)
  • Samuel Carpentier (Aix-Marseille Université)
  • Philippe Gerber (CEPS/INSTEAD)
  • Luc Gwiazdzinski (PACTE)
  • Olivier Klein (CEPS/INSTEAD)

Personnes de contact

  • Guillaume Drevon (Doctorant, CEPS/INSTEAD)
  • Philippe Gerber, (CEPS/INSTEAD)
  • Luc Gwiazdzinski, (PACTE)
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Soutenu par le Fonds National de la Recherche (AFR)